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Programme RELIF (GSRL), compte-rendu de la réunion du 16 juin 2026

Organisée ce mardi 16 juin 2026, la 21e réunion du programme « Religion et Francophonie » s’est tenue entre 14H et 16H45 dans nos locaux du Campus Condorcet (salle 5.067, bâtiment Recherche Nord). 

Elle s’est comme d’habitude déroulée en mode hybride, toujours grâce à l’aide technique d’Antoine Vermande que nous remercions. La réunion a été jumelée avec le dernier séminaire EPHE-PSL de l’année 2025-26 consacré au modernisme bouddhique (directeur d’études, Pascal Bourdeaux).

Outre celles et ceux qui ont suivi à distance, la réunion a rassemblé une douzaine de participantes et participants en présentiel, autour d’un présentation particulièrement passionnante.

Pour commencer, le tour de table habituel a permis un échange de nouvelles, avant de laisser la parole à Pascal Bourdeaux (directeur d’études à l’EPHE/GSRL). Il nous a donné l’occasion de revenir sur un ouvrage collectif exceptionnel, qu’il a codirigé, à la croisée de l’histoire globale et de l’histoire connectée, réinterrogeant nos catégories à partir d’un décentrement à la fois géographique, culturel et postcolonial. Le livre en question s’intitule La question laïque vue d’Asie : Regards croisés sur les relations États–Religions (De Gruyter, 2025). Il a été dirigé par Pascal Bourdeaux, Eddy Dufourmont, André Laliberté et Rémy Madinier.

Pascal Bourdeaux, directeur d’études à l’EPHE-PSL

Pascal Bourdeaux rappelle le long processus qui a précédé cet ouvrage. Amorcée par une journée d’études en 2012, puis par un colloque international en 2014, et un second colloque international en 2018, la réflexion collective s’est déployée sur une décennie au service d’une exigence épistémologique jamais démentie : combiner sémantique historique, études croisées, pluri-disciplinaires, autour des enjeux de régulation du religieux, pour avancer sur une approche, alors particulièrement novatrice, de laïcité comparée, loin des visions occidentalistes trop réductrices. L’idée est de « faire dialoguer des systèmes très différents », non sans s’inspirer de la veine des Global studies

Une boîte à l’outil sur la laïcité, appliquée au champ asiatique

Après avoir détaillé l’itinéraire scientifique qui a abouti à un premier ouvrage en anglais (2022), puis à l’ouvrage en langue française (2025), Pascal Bourdeaux entre dans le « cœur du réacteur », à savoir les contenus rassemblés dans La question laïque vue d’Asie. André Laliberté, Pascal Bourdeaux, Eddy Dufourmont, Rémy Madinier ouvrent le bal avec une introduction qui pointe la question des « mots, concepts et pratiques » (p.1 à 18 ; André Laliberté évoque et analyse ensuite les « Modernités multiples enchevêtrées et diversité des États laïcs », en référence, notamment, aux travaux de Schmuel Eisenstadt (p.19 à 44).

Jean Baubérot poursuit par un cadrage stimulant sur « Laïcité, sécularisme, sécularisation : Quelques hypothèses concernant l’Asie . . . et ailleurs » (p. 45 à 62). Pascal Bourdeaux souligne la fécondité du cadre théorique forgé par Jean Baubérot, dont la souplesse typologique (sept modèles) a servi de boîte à outil conceptuelle sur les terrains asiatiques étudiés. Peter Van der Veer propose, du haut de sa longue expérience, une approche synthétique sur la laïcité en Asie (p. 63 à 74), passant ensuite le relai à Rémy Madinier qui s’interroge : « Le Pancasila en Indonésie : une « laïcité religieuse » menacée ? » (p.75-94).

A partir du passionnant dossier du paléo-hindouisme à Bali, Michel Picard creuse ensuite la question suivante « Religion, sécularisation et contre-sécularisation à Bali » (p.95 à 118). Le cas vietnamien, ausculté par Pascal Bourdeaux, permet de mettre en lumière la fécondité heuristique d’une historicisation des modèles de laïcité, période par période (p.119 à 150). Aminah Mohammad-Arif revient ensuite sur le modèle de régulation indien, entre « originalité et limites » (p. 151 à 168), avant qu’Eddy Dufourmont ne traite de la laïcisation du Japon moderne (p.169 à 192). A front renversé, Ji Zhe s’interroge, après le dossier japonais, sur le regard porté depuis la Chine sur la laïcité française au début du XXe siècle (p. 193 à 218). Dans une contribution originale, qui a été rajoutée par rapport à l’édition de 2022 (De Gruyter) en anglais, André Laliberté se penche sur la « laïcité sinisée de Taïwan » (p.219-244), avant que Bénédicte Brac de la Perrière ne ferme le ban avec une réflexion sur la religion en tant qu’enjeu de transition politique en Birmanie, entre sécularisme autoritaire et projet de nationalisme religieux bouddhiste (p. 245-270). 

En restituant les apports de chaque chapitre, Pascal Bourdeaux souligne combien l’enjeu de la retraduction en français n’a pas été de tout repos : un « territoire circulatoire des concepts » se dessinerait ainsi, les notions se voyant traduites, retravaillées, et renvoyées en boomerang.

La mise en perspective d’Alexis

Alexis, étudiant de Pascal Bourdeaux, a ensuite pris la parole pour relancer la discussion, à partir d’une fiche de lecture réalisée sur l’ouvrage, et présentée dans le cadre du séminaire EPHE de Valentine Zuber. Il salue le « liant » apporté par la typologie des laïcités de Jean Baubérot, et pointe des pistes d’élargissement à d’autres terrains asiatiques, comme l’Iran, le Pakistan, la Corée du Sud, ce qui pourrait permettre à cet ouvrage fondamental de devenir un manuel de synthèse sur la question, pour toute l’Asie.

Alexis note aussi l’intérêt de découvrir, dans l’ouvrage, des débats et des perspectives parfois divergentes, signalant ainsi la liberté académique qui a nourrit l’ensemble du projet. André Laliberté, ainsi, ne considère pas la Chine ou le Vietnam comme laïques, alors que Jean Baubérot, au contraire, estime que ces deux terrains relèvent bien de la laïcité, mais d’une laïcité antireligieuse. 

Un copieux temps de questions a prolongé l’exposé à deux voix présenté par Pascal et Alexis. Les deux intervenants ont répondu avec détail et précision aux remarques et observations faites. L’enjeu de la circulation et de la transitivité des notions a nourri des échanges animés, tout comme la perspective d’élargir par un comparatisme Sud-Sud entre l’Asie et l’Afrique (cf. l’ouvrage collectif L’Afrique des laïcités: Etat, religion et pouvoirs au Sud du Sahara, 2014 ).

Théologie vs Cosmologie

Le point aveugle de l’approche juridique et constitutionnelle a été également évoqué, tout comme la question du monothéisme des valeurs (Max Weber). L’occasion, pour Pascal Bourdeaux, de pointer le fait que le divin n’est pas forcément un prérequis de la discussion, proposant de faire jouer la tension entre « théologie » et « cosmologie ». Passionnant !

De riches échanges, un auditoire attentif et réactif

La discussion a également relevé l’intérêt de distinguer la laïcité, dans ses diverses déclinaisons, d’autres régimes de régulation, comme la religion civile (dossier japonais), le nationalisme religieux (dossier birman), le sécularisme anti-religieux (dossier mongol communiste). Le projet de dictionnaire sur les notions, cultivé par le grand programme RELIGIS, ne manquera pas, souligne Pascal Bourdeaux, de se saisir de ces enjeux. 

Bien des pistes passionnantes à poursuivre dans le cadre d’une histoire globale et connectée marquée aujourd’hui par les effets « boomerang » de la mondialisation postcoloniale et de nouvelles dynamiques Sud-Sud.

Grand merci Pascal Bourdeaux et Alexis ! 

Réunion n°21, programme RELIF, invitation (Pascal Bourdeaux)

Après un temps de réflexion collective (marqué notamment par une contribution programmatique proposée au GSRL, mûrie entre l’école interne de Maintenon du GSRL les 27 et 28 mars 2026, et le mois de mai dernier), il y a du nouveau au programme RELIF !

Nous nous réjouissons vivement de vous convier à notre prochaine réunion du programme GSRL “Religion et Francophonie”, qui se tiendra le mardi 16 juin 2026 de14:00-16:30 salle 5.067, bâtiment recherche nord (5e étage), au Campus Condorcet (Aubervilliers). 

Après le tour de table habituel, nous aurons le grand plaisir d’écouter Pascal Bourdeaux, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE-PSL), par ailleurs co-responsable de ce programme de recherche GSRL.

Pascal Bourdeaux, directeur d’études à l’EPHE-PSL

Pascal Bourdeaux nous donnera l’occasion de revenir sur un ouvrage exceptionnel, qu’il a codirigé, à la croisée de l’histoire globale et de l’histoire connectée, réinterrogeant nos catégories à partir d’un décentrement à la fois géographique, culturel et postcolonial.

Le livre en question, La question laïque vue d’Asie : Regards croisés sur les relations États–Religions (De Gruyter, 2025) est un ouvrage collectif dirigé par Pascal Bourdeaux, Eddy Dufourmont, André Laliberté et Rémy Madinier.


Il examine la diversité des formes de laïcité et de sécularisme dans plusieurs sociétés asiatiques.
L’ouvrage remet en question une conception exclusivement occidentale de la laïcité, souvent fondée sur l’expérience européenne et chrétienne.
Les auteurs analysent les trajectoires historiques propres à des pays tels que l’Inde, le Japon, la Chine, Taïwan, l’Indonésie, le Vietnam et le Myanmar.
Ils montrent que les relations entre l’État et les religions résultent de contextes culturels, linguistiques et politiques spécifiques.

Cet ouvrage, qui a été également traduit et publié en anglais, examine la diversité des États laïques à travers une pluralité de perspectives asiatiques et retrace leurs origines dans des trajectoires singulières, façonnées au fil des siècles par les traditions religieuses, les langues et les structures et interactions sociopolitiques. Ces études de cas décentrent et élargissent le débat sur la laïcité, en s’éloignant des références au christianisme comme cadre de référence pour appréhender le désenchantement du monde.

 

Les chapitres de ce livre analysent cette question dans des contextes nationaux en examinant la formation historique du lexique qui a défini le « séculier », l’« État laïque » et la laïcité. Cette approche implique de prendre en compte les langues vernaculaires modernes et leurs précédents dans les traditions écrites, souvent très anciennes. Cet ouvrage présente trois cadres d’interprétation : la modernité multiple, la variété de la laïcité et les typologies des États laïques postcoloniaux.

Un très riche grain à moudre que le professeur Pascal Bourdeaux nous présentera dans le cadre d’un exposé suivi d’une discussion.

Qu’on se le dise, venez en nombre !

 









 









 

Réunion n°20, programme ReliF, 26 février 2026, invitation

Nous nous réjouissons de vous convier à notre prochaine réunion du programme GSRL “Religion et Francophonie”, qui se tiendra le jeudi 26février 2026 de14:00-16:30 salle 5.067, bâtiment recherche nord (5e étage), au Campus Condorcet (Aubervilliers). 

Après le tour de table habituel, nous aurons le grand plaisir d’écouter Dr Marc Lebranchu , un des piliers de notre laboratoire GSRL, notamment auteur dDécouvrir le taoïsme, Histoire, courants, fondements et pratiques (Paris, Eyrolles, 2020). 

Marc Lebranchu interviendra sur le thème suivant : 

Taoïsme en francophonie. Comment une religion chinoise s’est inscrite dans le monde francophone.


Depuis la fin du XXe siècle le taoïsme, tradition religieuse spécifiquement chinoise vieille de deux millénaires, connaît un intérêt grandissant au niveau mondial, porté par la diffusion du DaodejingLivre de la Voie et de la/sa Vertu, attribué à Laozi (2200 traductions en 97 langues), le développement de pratiques chinoises : arts martiaux, avec le taijiquan (Boxe du Faîte suprême), techniques d’entretien de la vie (qigong, yangsheng), ou pratiques ésotériques (mantique, géobiologie, alchimie interne, talismans, …). A partir des années 2000 on assiste en Europe, en particulier francophone, à la création d’associations nationales, l’ouverture de temples, parfois éphémères (France), d’un centre culturel taoïste (Suisse), l’organisation de multiples séminaires et la venue de moines chinois.

Si les premières « conversions », certes rares, ont lieu, elles vont se développer progressivement auprès d’enseignants occidentaux plus ou moins formés en Chine. L’une des dernières a vu la prise de vœux de 60 Occidentaux en Suisse en 2024. Si cette évolution touche principalement le monde occidental, des prémisses commencent à être perceptibles en Afrique accompagnées par le développement du soft power chinois,


Si ces événements témoignent de l’intérêt grandissant pour le taoïsme ils s’ancrent aussi dans la longue histoire religieuse et intellectuelle qui relie le monde francophone européen et la Chine depuis le XVIIe siècle. Histoire qui illustre et reflète à la fois le déclin du christianisme et de l’influence française et leur substitution par les valeurs consuméristes pragmatiques et individualistes portées par modèle néo-libéral américain et sa mondialisation.


Marc Lebranchu abordera successivement les différents rôles joués par le monde francophone européen dans l’invention du taoïsme en Occident, puis l’internationalisation de ce dernier dans le monde francophone sous la double contrainte de la mondialisation et du soft power chinois.

Venez nombreux à cette séance qui s’annonce passionnante ! 

Attention, le lien visio a changé.

Le bon lien est : http://meet.goto.com/labgsrl/religionetfrancophonie‌

Programme RELIF (GSRL), compte-rendu de la réunion du 11 février 2026

Coorganisée avec l’axe transversal GSRL «Interactions et créativités religieuses ». que nous remercions vivement, notre 19e réunion du programme « Religion et Francophonie » s’est tenue, en ce mercredi 11 février 2026, entre 14H et 16H30 dans nos locaux du Campus Condorcet (salle 5.067, bâtiment Recherche Nord).

Le tour de table habituel a permis un échange de nouvelles, notamment pour signaler le tout prochain colloque “Piétisme et éducation”, dont le GSRL est un des organisateurs (lien), ainsi qu’un colloque sur le bouddhisme en France prévu le 26 juin 2026. Puis ce fut l’opportunité d’écouter Dr Zuzana Bártová ,senior lecturer à l’Université de Bohème du Sud (University of South Bohemia, České Budějovice), qui effectue actuellement un séjour de recherche en France dans le cadre d’Erasmus. 


Devant une salle bien remplie, complétée par un public qui a suivi en distantiel (près de 20 personnes au total), Zuzana Bártová nous a fait partager avec brio quelques éléments de recherche issus de sa thèse de doctorat (Université de Strasbourg), disponible par ailleurs en ligne en accès intégral (lien).

Le titre de son exposé : “Le style de vie bouddhiste et ses valeurs, le cas des pratiquants bouddhistes en France et en République tchèque”.

Zuzana Bártová nous présente ses recherches

Appuyée par une projection Powerpoint (merci Antoine Vermande pour le support technique), Zuzana Bártová a commencé par préciser qu’elle je travaille pas sur tous les pratiquants du bouddhisme, mais qu’elle se concentre sur le bouddhisme de convertis, c’est-à-dire des personnes dépourvues d’héritage culturel bouddhiste.

Sa perspective s’ancre sur un double terrain, en France (avec Soka Gakkai France, Bodhicarya France, association Zen international) et en République tchèque (diamond way et la soto zen CR). Elle aborde successivement, après des éléments d’introduction, des références théoriques pour aborder le religieux dans la culture de consommation, puis des éclairages méthodologiques sur ses terrains; elle poursuit en détaillant “les valeurs bouddhistes dans le religieux vécu”, terminant, dans un cinquième et dernier point, par les valeurs bouddhistes dans la culture de consommation.

Une précieuse mise en perspective bibliographique et théorique permet de parfaitement cadrer le sujet, avec des références comme McMahan (l’éthique de l’authenticité), Liogier et Cirklova (valeurs post-matérialistes), BMcKenzie 2013, Carrette et King, 2005, Mitchell, 2012 (débat autour du bouddhisme discrédité par sa commercialisation), et Gauthier et alii, 2013, 2020 (Le religieux dans la culture de consommation). S’appuyant sur une approche de “cosmopolitisme théorique” qui part du présupposé que les congruences transnationales sont plus importantes que les particularismes nationaux, elle souligne l’importance d’items comme le bonheur, le choix, l’authenticité, et une approche du religieux comme ressource identitaire et style de vie. Elle observe, entre la France et la République tchèque, des expériences similaires, montrant davantage de ressemblances que de différences.

“Une note bouddhiste commune, des timbres différents”

Ses matériaux empiriques, nourris d’une observation participante déployée entre 2010 et 2013, montrent un rapport très réflexif à la culture de la consommation, avec un accent sur l’amélioration de soi, la libération par rapport aux états émotionnels, le bien-être. « j’ai pas à me plaindre, à transformer oui, mais pas à plaindre » (Bernard, pratiquant de la Soka Gakkai, France). Elle observe “une note bouddhiste commune”, avec des “timbres différents” suivants les bouddhismes pratiqués.

Un exposé très riche qui a nourri beaucoup de questions

Zuzana Bártová met également l’accent sur une certaine valeur de non-conformité à la société ambiante.

Non-conformité valorisée

Le bouddhisme pratiqué par ces convertis permet une mise en tension entre le matérialisme consumériste dans sa rationalité instrumentale, et la spiritualité pratiquée. Le bien-être durable et une fabrique patiente du bonheur seront par exemple valorisés, par opposition au mirage d’une instantanéité prête à consommer que proposerait la société ambiante. L’individualisme et l’agressivité sont également des repoussoirs, le “style de vie” bouddhiste apparaissant comme un recours, qui n’oblige pas non plus à rompre avec son travail ou sa vie sociale.

Un riche débat a suivi l’exposé, témoignant du caractère stimulant de la recherche présentée par Zuzana Bártová. Catherine Evuort-Moïse a ouvert le ban avec une question sur la dimension collective et communautaire de la pratique observée. D’autres se sont interrogés sur les différents types de bouddhismes, y compris ceux non traités dans l’exposés, ou sur le rôle du numérique, aujourd’hui, dans une éventuelle homogénéisation d’un certain “style” bouddhiste. L’enjeu des classes sociales, ou du débat entre théorie du choix rationnel et économie morale (soulevé par Pascal Bourdeaux) n’ont pas été oubliés, ainsi que la dimension genrée de la pratique religieuse.

Grand merci à Dr Zuzana Bártová pour cette réflexion partagée !

Réunion n°17, programme ReliF, 22 septembre 2025 (invitation)

Nous nous réjouissons de vous convier à notre prochaine réunion du programme GSRL “Religion et Francophonie”, qui se tiendra le lundi 22 septembre 2025 de 14H à 16H, en salle 5.067 (5e étage du Bâtiment Recherche Nord, Campus Condorcet, Aubervilliers)

Nous aurons le plaisir d’écouter Attaoua Paule-Estelle Kra Adjangba, docteure en droit et sciences politiques de l’Université de Nantes.

Dr Attaoua Paule-Estelle Kra Adjangba (Université de Nantes)

Le constat établi par Attaoua Paule Estelle Kra Adjangba au travers de sa recherche doctorale est double. D’abord, bien que la laïcité soit inscrite dans les constitutions des deux pays, la Côte d’Ivoire et la France, son application diverge sensiblement. L’héritage de la situation coloniale y est pour quelque chose. Ensuite, même en France, la laïcité n’est pas une notion monolithique. Elle est plurielle, tiraillée par des interprétations conflictuelles et adoucie par des aménagements, tant en métropole qu’au-delà, ce qu’elle démontre à partir de plusieurs terrains d’observation, notamment l’école, les jours fériés et le mariage.

Ces investigations mènent Dr Kra Adjangba à une question centrale : quelle est la portée juridique de la laïcité en France et en Côte d’Ivoire, et comment, à partir d’une même base constitutionnelle, pourrait-on envisager une laïcité spécifique en Côte d’Ivoire, fondée sur une collaboration formelle entre l’État et les cultes ?

Pour répondre à cette question, le travail de recherche développé par Attaoua Paule Estelle Kra Adjangba s’articule autour de plusieurs objectifs. Tout d’abord, elle s’attache à explorer la signification et l’application de la laïcité dans deux États liés par la colonisation et aujourd’hui partenaires sur les plans politique, diplomatique, économique et scientifique. 

Ces deux nations francophones partagent un même pluralisme religieux, mais leurs contextes historiques et sociaux façonnent des approches distinctes, avec des degrés de sécularisation très différents.

Ensuite, à travers l’exemple de la France et de la Côte d’Ivoire, elle cherche à démontrer sous l’angle juridique et contextuel, comment les variables historiques, sociales, politiques et économiques influencent l’interprétation et l’évolution de la laïcité. 

Enfin, alors que la France débat activement de ce concept de laïcité, la Côte d’Ivoire souffre d’un vide juridique sur la question, que son travail ambitionne de combler en proposant des pistes de réflexion.

Pour en savoir plus, et pour en discuter ensemble, venez nombreux écouter Attaoua Paule-Estelle Kra Adjangba le 22 septembre 2025 au GSRL !

Cliquer ici avec le Lien visio pour celles et ceux qui ne pourront pas venir.

Un tour de table précédera l’exposé, suivi d’un temps de questions. 

A bientôt !

Pascal et Sébastien

Les CR des réunions RELIF pour l’AG 2025 du GSRL

« Soigner la crise en postcolonie, retour sur l’actualité du protestantisme et son rôle dans la reconfiguration de l’espace religieux au Cameroun », avec Idriss Mintoogue (postdoctorant EHESS), 2 avril 2025

« Les ‘violences religieuses’ en Afrique sahélienne et subsaharienne, regard comparatiste et mise en contexte », en collaboration avec le séminaire GSRL « Religion et violence », avec Marc-Antoine Pérouse de Montclos (IRD, CEPED), 20 mars 2025

” Histoire de la liberté religieuse, de la politique catholique, et des groupes religieux diasporiques dans la République tchèque“, avec Filip Kraus (Olomouc, Palacky University, Prague-, le 12 décembre 2024

« L’institutionnalisation du mouvement évangélique français au travers du CNEF, regards sur un chantier de recherche », avec Constance Gotte, doctorante (EPHE), 6 novembre 2024

« L’Alliance Israélite Universelle, la fabrique d’une institution transnationale francophone », avec Nadia Malinovitch (statutaire GSRL), 2 octobre 2024

« La transmission religieuse au sein de la famille au Canada et en Europe. Constats démographiques et analyses sociologiques », avec Jacob Regault Leclerc, doctorant (Université de Waterloo, Canada), en collaboration avec le programme GSRL « Laïcités, Religions et Politique », 19 juin 2024

Et deux réunions à suivre en juin 2025, le 25/06 avec Brunehaut Cros sur les réseaux religieux Hmongs (master, Univ Tours), et le 30/06 Corinne Valasik sur les prêtres africains en France (statutaire GSRL); annonces à suivre

Programme RELIF (GSRL), compte-rendu de la réunion du 20 mars 2025

En collaboration avec le séminaire GSRL « Religion et violence », le programme « Religion et francophonie » (GSRL) a eu le plaisir et l’honneur d’accueillir en ce 20 mars 2025 dans nos locaux du Campus Condorcet, de 14H à 16H30, le politologue Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

Directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et membre du Centre Population et Developpement (CEPED, UMR 196), il est venu présenter son dernier livre et nous présenter son itinéraire et sa méthodologie.

 

L’assistance  fut de neuf personnes en présentiel, auxquelles s’ajoutent neuf autres participantes et participants en distantiel, grâce au système de visioconférence installé par Antoine Vermande (que nous remercions). Marc-Antoine Pérouse de Montclos s’est appuyé sur une projection Powerpoint (avec des cartes de grande qualité) pour traiter le sujet suivant : « Les ‘violences religieuses’ en Afrique sahélienne et subsaharienne, regard comparatiste et mise en contexte ».

En tant que politiste, spécialiste des conflits armés en Afrique, il explique être venu au fait religieux comme une évidence, que ce soit en Afrique du Sud, au Kenya ou au Nigeria. Doté d’une exceptionnelle connaissance du terrain, il raconte avec verve ses échanges et découvertes, notamment au Kenya, avec la prophétesse acholie Alice Lakwena, à la tête de la rébellion du Mouvement du Saint-Esprit dressée contre Museweni (Ouganda). Ce mouvement mystique et guerrier fut finalement réprimé, non sans engendrer, en partie, la Lord Resistance Army de Joseph Kony (LRA).

Trilogie sur le phénomène du Jihad en Afrique

Depuis lors, Marc-Antoine Pérouse de Montclos n’a cessé de croiser religion, géopolitique et conflits régionaux. Il est notamment auteur d’une « trilogie » de référence consacrée au jihadisme : d’abord L’Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018), Une guerre perdue, la France au Sahel (JC Lattès, 2020), et Un Djihad sans foi ni loi, ou la guerre contre le terrorisme à l’épreuve des réalités africaines (PUF, 2022).

Mais c’est avant tout de son dernier livre, Prophètes en armes, des ‘violences religieuses’ en Afrique (Maisonneuve et Larose, 2024), que l’orateur est venu nous parler. Déroulant les points principaux de sa démonstration, il conjugue la finesse d’analyse et attention constante portée aux causalités multifactorielles, intégrant dans l’équation, loin des conclusions simplistes, les particularismes régionaux, culturels, linguistiques et sociaux, ainsi que les conflits de génération.

Il commence par interroger la notion de “violence religieuse”, qui peut, mal utilisée, essentialiser un phénomène en faisant fi des facteurs multiples qui conduisent à un soulèvement ou une lutte armée. Il fait ensuite un pas de côté par rapport aux trois théories qui minimisent ou écartent l’influence religieuse (l’approche marxiste qui interprète la religion comme une construction politique, l’approche théologique qui matraque l’équivalence fallacieuse religion=paix, l’approche sociologique qui peut tendre à réduire le Jihad aux motivations prosaïques et profanes). Et il rappelle l’ambivalence de la notion d’hérésie : dans le champ étudié, l’hérésie est un objet géopolitique, pas seulement théologique. Celui qu’on veut délégitimer… est hérétique. Les procédures de répudiation mutuelle sont nombreuses.

Agentivité des acteurs et approche multifactorielle

En s’appuyant sur de superbes cartes, il contextualise ensuite les motivations des djihadistes, soulignant les nombreux héritages historiques (le Jihad est une réalité prégnante au XIXe siècle dans certaines régions de l’Afrique), et l’agentivité des acteurs -loin des caricatures sur la manipulation-, à partir de multiples exemples éclairants (qu’on consultera avec profit dans l’ouvrage). Le rôle équivoque des armées nationales sahéliennes, qui, statistiquement, tendent à tuer davantage que les groupes armés, ou l’héritage de l’histoire et des contraintes géographiques, est ausculté.

Marc-Antoine Pérouse de Montclos termine en revenant sur trois études de cas très éclairantes : la Lord Resistance Army de Joseph Kony (aux confins de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de la République Centrafricaine), les Mungiki, gangs kényans issus de la communauté Kikuyu, et le groupe islamiste de Maitatsine, qui agite la région de Kano, au Nigéria, jusqu’aux années 1980. Il montre que les positionnements changent, avec des va-et-vient qui peuvent même faire parfois basculer les groupes armés d’un référentiel religieux à un autre.

Il souligne aussi, contrairement à une idée reçue, que le passage à la clandestinité et à l’action violente est souvent accompagné d’une certaine sécularisation interne : quand les groupes ont au départ pignon sur rue, ce sont les religieux qui sont au coeur des flux et attirent des adeptes. Avec la clandestinité, ce sont les militaires, les hommes en arme qui donnent désormais le ton, non sans certains effets de sécularisation.

Un riche débat a suivi la présentation, avec notamment des questions sur l’importance du facteur linguistique (jusqu’où y-a-t-il rejet des langues coloniales, part du vernaculaire, etc.), le rôle des marges du religieux et la place du millénarisme, ou la part du facteur ethnique, très variable selon les contextes.

Contraint par le format, ce résumé ne permet pas de rendre compte de l’extrême richesse de l’exposé, mais c’est une raison de plus pour ne pas se priver de découvrir le dernier ouvrage de l’auteur, disponible dans toutes les bonnes librairies.

Merci Marc-Antoine Pérouse de Montclos !

Programme RELIF (GSRL), compte rendu de la réunion du 19 juin 2024

Après le tour de table habituel, et quelques ajustements techniques (merci Antoine Vermande), notre 9e réunion de programme de ce 19 juin 2024, co-organisée avec le programme « Laïcités, Religions et Politique » du GSRL, est entrée dans le vif du sujet, avec une présentation de l’orateur invité par Philippe Portier (photo ci-dessous). 

Philippe Portier et Jacob Legault-Leclerc, GSRL, 19 juin 2024

Jacob Legault-Leclerc est doctorant en sociologie à la University of Waterloo et boursier doctoral Joseph-Armand-Bombardier (BÉSCD). Assistant de recherche en études quantitatives, il est présentement en visite doctorale à l’Institut de sciences sociales des religions de l’Université de Lausanne, d’où il est arrivé la veille en TGV. Sous la direction de Sarah Wilkins-Laflamme et Jörg Stolz, il rédige une thèse intitulée Transition séculière et transmission de la religion au Canada et en Europe : une analyse quantitative de la socialisation religieuse au sein de la familleIl se spécialise dans l’étude statistique des religions à partir d’une approche sociologique.

Devant sept personnes en présentiel, nourri par un Powerpoint et relayé par la visioconférence, Jacob Legault-Leclerc a développé une passionnante analyse de l’effet de la socialisation parentale sur la transmission intergénérationnelle de la religion et du niveau de religiosité au Canada et en Europe (Italie, Finlande, Allemagne, Hongrie). Explicitant sa méthodologie et celle de son équipe, autour de l’enquête TORAG (Transmission of Religion Across Generations Project), il a commencé par rappeler que la difficulté de la transmission religieuse est sans doute un des éléments constitutifs de la sécularisation. Une large enquête internationale sur cinq pays, avec plus de 8400 répondants (interrogés par téléphone) permet d’y voir plus clair. En complément des données quantitatives récoltées et traitées, Jacob Legault-Leclerc souligne que des entretiens qualitatifs, via des familles en focus group, ont également été réalisés afin de mieux cerner les dynamiques intergénérationnelles à l’œuvre. 

Il a détaillé les questions de recherche et les objectifs visés. Les deux principales questions sont les suivantes : quels sont les effets des profils religieux parentaux sur la transmission intergénérationnelle de la religiosité ? Quels sont les effets des profils religieux parentaux sur la transmission intergénérationnelle de la religiosité ? Quant aux objectifs détaillés, ils sont au nombre de quatre. Quantifier et comparer l’effet des mécanismes de socialisation. Brosser le portrait du changement intergénérationnel de la religiosité. Comparer le Canada à quatre pays européens. Et enfin, situer le cas canadien au sein de la vaste littérature scientifique produite sur ces enjeux de transmission.

Deux modèles : transition séculière / socialisation familiale

Détaillant très finement, diapositive après diapositive, les résultats principaux auxquels il est parvenu, grâce à une impressionnante maîtrise des techniques quantitatives couplée à un grand sens de la pédagogie visuelle, Jacob Legault-Leclerc a progressivement précisé dans quelle mesure les processus de transmission étudiés s’inscrivent dans un mouvement général, celui de la sécularisation. Cohorte après cohorte, d’une classe d’âge à l’autre, le degré de religiosité, et le taux de personnes religieuses tend à s’amenuiser, à des rythmes variables suivant les pays. Après avoir expliqué l’intérêt de deux approches théoriques différentes, et en réalité complémentaires, celle de la transition séculière, et celle de la socialisation familiale, il souligne cette constante : la même génération tend à conserver le même niveau de religiosité tout au long de la vie. En revanche, d’une génération à l’autre, on observe une baisse de la religiosité

Entre pré-boomers, bébé boomers, génération X et milléniaux, on observe un déclin de l’affiliation religieuse. Quant à la substance de la croyance, 23% des milléniaux, au Canada, croient en un Dieu personnel, contre 40% au niveau des pré-boomers (données Canada 2021). De nombreuses études croisées, intégrant les variables des parents, grands-parents, proches, ainsi que celle du contexte socio-historique, et les différentes religions (catholicisme, islam, protestantisme mainline, évangélisme etc.) ont été présentées au fil de l’exposé. La comparaison européenne permet de montrer de nombreuses logiques de convergence Canada-Europe. On observe, globalement, une croissance généralisée de la non-socialisation religieuse provenant de la famille dans les pays étudiés. Ce qui n’empêche pas des disparités : par exemple, 70% des répondants qui ont deux parents avec une affiliation religieuse ont également une religion, au Canada. En Hongrie, le montant est de 90%, et en Italie, 51%.

Au total, on observe à la fois une tendance à la baisse de la religiosité, et aussi une tendance à l’homogénéisation du niveau de religiosité chez les plus jeunes. Le Canada apparaît par ailleurs, avec l’(ancienne) Allemagne de l’Est, comme un des pays où les jeunes se projettent le moins dans une transmission familiale religieuse future : 38% seulement des jeunes Canadiens répondent « oui » à la question, « si vous deviez avoir des enfants, est-ce que vous les éleveriez religieusement en 2021 ? » (photo ci-dessous).

Une riche discussion a suivi l’exposé, invitant à élargir le comparatisme, intégrer d’autres variables (quelle religion transmet-on ?), ou tenir compte des autres facteurs de transmission que la famille, notamment par les réseaux numériques et les pairs. Philippe Portier a également soulevé la question de l’hypothèse d’une recomposition du croire, avec en filigrane l’interrogation suivante : est-ce que la recomposition est-elle, ou non, un stade intermédiaire dans la transition séculière ? Autant de pistes à poursuivre, qui témoignent de la très grande richesse de l’exposé proposé par Jacob Legault-Leclerc.

Les CR des réunions RELIF pour l’AG 2024 du GSRL

Afropéanité, religion et francophonie, la fabrique d’un concept à l’épreuve d’une étude de terrain bruxelloise» (Christel Zogning Meli), 10 juin 2024

« La fabrique d’un bouddhisme pluriel, francophone et de France » (Antony Boussemart), 24 mai 2024

« Ressources numériques francophones vues du Vietnam : de l’isolat à la mise en réseaux » (Pascal Bourdeaux et Nguyen Ngoc Giang), 21 mars 2024

« Regard japonais sur la vie religieuse en Afrique de l’Ouest francophone » (Kae Amo et Naoki Kashio), 13 mars 2024

« Comprendre la restructuration du champ chrétien au Maroc à la lumière de la conversion de l’islam au christianisme » (Julien Argoud, Fatiha Kaoues), 26 janvier 2024

Les mutations de l’éthos protestant au sein de l’Eglise Evangélique du Congo”, (Richard Lengo), 22 novembre 2023

Francophonie et réseaux guénoniens”, (Jean-Pierre Laurant), 30 octobre 2023

Les régimes de temporalité au miroir des débats sur la modernité et le postcolonial” (Paul Zwawadzki), 20 septembre 2023

 

Réunion n°8 programme ReliF, 10/06/2024 (invitation)

Chères amies, chers amis du programme “Religions et Francophonie”,

Nous avons le plaisir de vous convier à la réunion n°8 du programme GSRL “Religion et Francophonie”.

Elle aura lieu le lundi 10 juin 2024 de 14H à 16H en salle 5.067 (5e étage du Bâtiment Recherche Nord, Campus Condorcet, Aubervilliers), avec Christel Zogning Meli comme oratrice invitée.

Christel Zogning Meli (CARES Bruxelles)

ORDRE DU JOUR :

1/ Tour de table, échange de nouvelles (publications, colloques, appels à com etc.)

2/ Exposé de Christel Zogning Meli (CARES, coordinatrice du nouveau certificat d’études afropéennes, FUTP Bruxelles) sur “Afropéanité, religion et francophonie : la fabrique d’un concept à l’épreuve d’une étude de terrain bruxelloise

Le site du nouveau laboratoire CARES, en Belgique, définit l’identité afropéenne de la manière suivante : « Est dite afropéenne une personne d’ascendance subsaharienne, née ou ayant grandi en Europe, dépositaire à la fois de son vécu européen mais aussi d’un héritage culturel africain qu’elle entend assumer. L’Afropéen émerge dans un univers mondialisé marqué par les processus d’hybridation et de métissage, tiraillé entre les traditions héritées et les orientations politiques culturelles et sociales que lui imposent le devoir d’intégration dans le pays d’accueil » (référence : site : https://caresbrussels.org/certificat-universitaire/).

Sur la base de ce référentiel mixte, la Faculté universitaire de Théologie protestante (FUTP) de Bruxelles a mis en place, pour l’année universitaire 2023-24, une première mondiale : un certificat universitaire d’études afropéennes, appuyé sur l’expertise des sciences sociales. Christel Zogning Meli (CARES), qui en est la coordinatrice, vient nous en apprendre davantage sur cette initiative originale, en croisant les enjeux d’identité afropéenne avec la question des apportenances religieuses, de la sécularisation, et de la francophonie. Elle nous présentera également les résultats d’une enquête de terrain réalisée à Bruxelles.

3/ Questions et échanges au sujet de l’exposé de Christel Zogning Meli. Venez nombreux !

Pascal et Sébastien, pour le GSRL