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Programme RELIF (GSRL), compte-rendu de la réunion du 20 mars 2025

En collaboration avec le séminaire GSRL « Religion et violence », le programme « Religion et francophonie » (GSRL) a eu le plaisir et l’honneur d’accueillir en ce 20 mars 2025 dans nos locaux du Campus Condorcet, de 14H à 16H30, le politologue Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

Directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et membre du Centre Population et Developpement (CEPED, UMR 196), il est venu présenter son dernier livre et nous présenter son itinéraire et sa méthodologie.

 

L’assistance  fut de neuf personnes en présentiel, auxquelles s’ajoutent neuf autres participantes et participants en distantiel, grâce au système de visioconférence installé par Antoine Vermande (que nous remercions). Marc-Antoine Pérouse de Montclos s’est appuyé sur une projection Powerpoint (avec des cartes de grande qualité) pour traiter le sujet suivant : « Les ‘violences religieuses’ en Afrique sahélienne et subsaharienne, regard comparatiste et mise en contexte ».

En tant que politiste, spécialiste des conflits armés en Afrique, il explique être venu au fait religieux comme une évidence, que ce soit en Afrique du Sud, au Kenya ou au Nigeria. Doté d’une exceptionnelle connaissance du terrain, il raconte avec verve ses échanges et découvertes, notamment au Kenya, avec la prophétesse acholie Alice Lakwena, à la tête de la rébellion du Mouvement du Saint-Esprit dressée contre Museweni (Ouganda). Ce mouvement mystique et guerrier fut finalement réprimé, non sans engendrer, en partie, la Lord Resistance Army de Joseph Kony (LRA).

Trilogie sur le phénomène du Jihad en Afrique

Depuis lors, Marc-Antoine Pérouse de Montclos n’a cessé de croiser religion, géopolitique et conflits régionaux. Il est notamment auteur d’une « trilogie » de référence consacrée au jihadisme : d’abord L’Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018), Une guerre perdue, la France au Sahel (JC Lattès, 2020), et Un Djihad sans foi ni loi, ou la guerre contre le terrorisme à l’épreuve des réalités africaines (PUF, 2022).

Mais c’est avant tout de son dernier livre, Prophètes en armes, des ‘violences religieuses’ en Afrique (Maisonneuve et Larose, 2024), que l’orateur est venu nous parler. Déroulant les points principaux de sa démonstration, il conjugue la finesse d’analyse et attention constante portée aux causalités multifactorielles, intégrant dans l’équation, loin des conclusions simplistes, les particularismes régionaux, culturels, linguistiques et sociaux, ainsi que les conflits de génération.

Il commence par interroger la notion de “violence religieuse”, qui peut, mal utilisée, essentialiser un phénomène en faisant fi des facteurs multiples qui conduisent à un soulèvement ou une lutte armée. Il fait ensuite un pas de côté par rapport aux trois théories qui minimisent ou écartent l’influence religieuse (l’approche marxiste qui interprète la religion comme une construction politique, l’approche théologique qui matraque l’équivalence fallacieuse religion=paix, l’approche sociologique qui peut tendre à réduire le Jihad aux motivations prosaïques et profanes). Et il rappelle l’ambivalence de la notion d’hérésie : dans le champ étudié, l’hérésie est un objet géopolitique, pas seulement théologique. Celui qu’on veut délégitimer… est hérétique. Les procédures de répudiation mutuelle sont nombreuses.

Agentivité des acteurs et approche multifactorielle

En s’appuyant sur de superbes cartes, il contextualise ensuite les motivations des djihadistes, soulignant les nombreux héritages historiques (le Jihad est une réalité prégnante au XIXe siècle dans certaines régions de l’Afrique), et l’agentivité des acteurs -loin des caricatures sur la manipulation-, à partir de multiples exemples éclairants (qu’on consultera avec profit dans l’ouvrage). Le rôle équivoque des armées nationales sahéliennes, qui, statistiquement, tendent à tuer davantage que les groupes armés, ou l’héritage de l’histoire et des contraintes géographiques, est ausculté.

Marc-Antoine Pérouse de Montclos termine en revenant sur trois études de cas très éclairantes : la Lord Resistance Army de Joseph Kony (aux confins de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de la République Centrafricaine), les Mungiki, gangs kényans issus de la communauté Kikuyu, et le groupe islamiste de Maitatsine, qui agite la région de Kano, au Nigéria, jusqu’aux années 1980. Il montre que les positionnements changent, avec des va-et-vient qui peuvent même faire parfois basculer les groupes armés d’un référentiel religieux à un autre.

Il souligne aussi, contrairement à une idée reçue, que le passage à la clandestinité et à l’action violente est souvent accompagné d’une certaine sécularisation interne : quand les groupes ont au départ pignon sur rue, ce sont les religieux qui sont au coeur des flux et attirent des adeptes. Avec la clandestinité, ce sont les militaires, les hommes en arme qui donnent désormais le ton, non sans certains effets de sécularisation.

Un riche débat a suivi la présentation, avec notamment des questions sur l’importance du facteur linguistique (jusqu’où y-a-t-il rejet des langues coloniales, part du vernaculaire, etc.), le rôle des marges du religieux et la place du millénarisme, ou la part du facteur ethnique, très variable selon les contextes.

Contraint par le format, ce résumé ne permet pas de rendre compte de l’extrême richesse de l’exposé, mais c’est une raison de plus pour ne pas se priver de découvrir le dernier ouvrage de l’auteur, disponible dans toutes les bonnes librairies.

Merci Marc-Antoine Pérouse de Montclos !

Réunion n°13 programme ReliF, 20/03/2025 (invitation)

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine réunion du programme GSRL “Religion et Francophonie”, co-organisée avec nos amis du séminaire GSRL « Religion et violence ».

Nous avons également lancé une invitation auprès de nos amis et collègues du CESOR, que nous remercions pour l’intérêt qu’ils portent à cette séance.

Notre rencontre aura lieu le jeudi 20 mars 2025 de 14H à 16H en salle 5.067 (5e étage du Bâtiment Recherche Nord, Campus Condorcet, Aubervilliers), avec le politologue Marc-Antoine Pérouse de Montclos (HDR) comme orateur invité.

Marc-Antoine Pérouse de Montclos et son dernier livre

Fin connaisseur de l’Afrique francophone, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est actuellement directeur de recherche à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et membre du Centre Population et Développement (CEPED, UMR 196).

Nous nous réjouissons de l’écouter et d’échanger avec lui sur le sujet suivant :

Les « violences religieuses » en Afrique sahélienne et subsaharienne, regard comparatiste et mise en contexte

Cette présentation aura pour objectif de présenter, puis de discuter le dernier ouvrage publié par Marc-Antoine Pérouse de Montclos, grand spécialiste du terrain sahélien. Ce livre s’intitule Prophètes en armes ! Des “violences religieuses” en Afrique (Maisonneuve et Larose)

Cyprien Mycinski, dans Le Monde, présente ainsi l’auteur et l’argument développé dans l’ouvrage, dont nous pourrons discuter à loisir :

« En 2020, le politiste Marc-Antoine Pérouse de Montclos mettait en garde contre une mauvaise compréhension du djihadisme africain, condamnant à l’échec les troupes françaises au Sahel dans son ouvrage Une guerre perdue (JC Lattès).

Alors que l’histoire lui a, depuis, en grande partie donné raison, il s’emploie désormais à identifier les ressorts des violences religieuses en Afrique – principalement djihadistes, même si d’autres religions que l’islam sont évoquées –, dans Prophètes en armes ! (Maisonneuve & Larose-Hémisphères Editions, 312 pages)”. (lire la suite ici)

Marc-Antoine Pérouse de Montclos souligne notamment dans son étude que les mouvements djihadistes proclament être conduits par des mobiles purement religieux, mais que les croire sur parole serait un peu naïf…. Au plaisir d’en discuter lors de notre séance du 20 mars prochain au Campus Condorcet.

Un tour de table précédera l’exposé, suivi d’un temps de questions. 

Pour celles et ceux qui ne pourront pas être là en présentiel, voici le lien visio:

https://meet.goto.com/gsrl/séminairereligionetviolence

Venez nombreux ! 

Pascal et Sébastien

Programme RELIF (GSRL), compte rendu de la réunion du 13.03.2024

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Après le tour de table habituel, et quelques ajustements techniques (merci Antoine Vermande), les professeurs Kae Amo (Université de Kyoto) et Naoki Kashio (Université de de Keio) nous ont conduits dans 3H30 d’échanges passionnants, au travers de leur « regard japonais sur la vie religieuse en Afrique de l’Ouest francophone ».

Professeure Kae Amo, Programme RELIF, GSRL, 13 mars 2024

Appuyée par un diaporama Powerpoint très éclairant, Kae Amo a traité du sujet suivant : L’islam, la politique et la transformation de la notion d’élite au Sénégal”. L’oratrice a commencé par développer des considérations méthodologiques et épistémologiques, au cours desquelles elle a présenté ses 10 ans de terrain au Sénégal, puis elle a déployé une minutieuse analyse socio-historique, à partir d’un retour sur la « politique musulmane » de la France et ses spécificités en AOF, avec l’enjeu de la formation des élites (y compris sur le plan religieux). Elle s’est appuyée sur une description fine, et illustrée, du terrain, où se croisent problématiques religieuses et économiques (marabouts des arachides).

Après la décolonisation, dans un contexte où l’islam confrérique rassemble 80% des musulmans du Sénégal, les élites se sont transformées progressivement au gré des mutations plus larges qui ont marqué la société sénégalaise : l’exode rural et l’urbanisation jouent leur rôle, ainsi que, plus récemment, la révolution numérique, qui modifie le statut du disciple en réduisant sa dépendance à l’égard du savoir du maître, du marabout, du cheikh. Entre langue française, très largement utilisée, et langue arabe (celle du Coran), les répertoires mourides et réformistes se recomposent également, avec des cercles d’appartenance qui s’interpénètrent et se chevauchent.

Professeur Naoki Kashio, Programme RELIF, GSRL, 13 mars 2024

Naoki Kashio a ensuite pris la parole pour présenter son « approche théorique des valeurs spirituelles : Mahikari en Côte d’Ivoire ». Il a commencé par retracer l’histoire de ce mouvement spirituel japonais contemporain, proposant « Lumière et Vérité » à partir d’une initiation qui repose notamment sur la pratique de la position des mains (et non imposition) sur 27 points vitaux. Un élément clef, au terme de l’initiation élémentaire, est la remise de l’omitama, pendentif métallique qui a pour fonction d’assurer la bonne connection et réception de la lumière spirituelle. Née dans les années 1950, cette nouvelle offre religieuse s’est implantée rapidement en Côte d’Ivoire, sur la base d’un recours exclusif à la langue française (sauf pour les récitations et les chants -style « tanka » japonais-).

Dès août 1975, un premier stage Mahikari est proposé à Abidjan avec 24 participants, sous l’impulsion d’une adepte, Hadifé, venue de Marseille. Un dojo est créé en bonne et due forme dès 1977. Il est déplacé à Cocody en 1985, puis à Angré II Plateaux. En 1995, on comptait déjà 2500 adeptes de Mahikari pour toute la Côte d’Ivoire. Les raisons de son succès ? D’un côté, Mahikahi renvoie à un animisme latent (se purifier d’esprits extérieurs, omitama utilisé comme fétiche), de l’autre, il est travaillé par un processus d’éthicisation, qui internalise la responsabilité plutôt que de rejeter l’étiologie du mal sur des causes extérieures (esprits). Il représente en quelque sorte un « syncrétisme implicite » qui intègre la perspective monothéiste : « Le fétichisme et le monothéisme sont aussi interdépendants que le serpent ouroboros, dans le Mahikari ».

Des échanges nourris avec l’auditoire

Enfin, devant une assistance de dix personnes en présentiel, et de huit personnes en distantiel, les professeurs Kae Amo et Naoki Kashio ont poursuivi le débat à partir des nombreuses questions posées. L’occasion, notamment, de s’interroger sur l’image et le rôle du Japon en Afrique de l’Ouest.

Doté d’une image très positive, le Japon apparaîtrait comme porteur d’une modernité alternative à l’impérialisme occidental (que le Japon a combattu), conciliant références et pratiques religieuses très anciennes (dont le culte des ancêtres) avec la technologie la plus avancée. Naoki Kashio fait par ailleurs observer que la Côte d’Ivoire est surnommée le « Japon de l’Afrique de l’Ouest », ce qui constitue pour les Ivoiriens un titre de fierté.

Programme RELIF (GSRL), compte rendu de la réunion du 26.01.2024

 

Après l’aide technique précieuse d’Antoine Vermande pour l’installation de la visio (qui a bénéficié à quatre personnes connectées), la quatrième séance du programme Religion et Francophonie (RELIF) a commencé, comme à l’habitude, par un tour de table. Les huit personnes en présentiel, et les quatre personnes qui participent en distantiel, se sont présentées. L’occasion a permis d’échanger sur travaux en cours, retours de voyage et publications en perspective, tout en faisant connaissance avec de nouveaux participant.e.s.

Puis les organisateurs remercient vivement Fatiha Kaoues (CNRS, GSRL), discutante, et Julien Argoud, doctorant CERI/ScPo (sous la direction de Philippe Portier et Stéphane Lacroix)  (en 2e année de thèse) qui a accepté, après quatre mois de terrain sur place au Maroc, de nous partager ses travaux en cours, avec l’intitulé suivant :  « Comprendre la restructuration du champ chrétien au Maroc à la lumière de la conversion de l’islam au christianisme »

L’orateur commence à poser des éléments de contexte, notamment la présence significative (mais non quantifiable précisément) de Marocaines et Marocains chrétiens. Il pointe aussi l’interdiction du prosélytisme, et l’incompatibilité de principe entre la citoyenneté marocaine et la religion chrétienne. On peut être Marocain et musulman, éventuellement Marocain et juif, mais il n’est pas possible d’être Marocain et chrétien. Dans le cadre d’un “islam du juste milieu” (al wassatiya), la répression contre les convertis n’est cependant pas intense (même si on note quelques arrestations), dès lors qu’une certaine discrétion est affichée par les chrétiens marocains. Il évoque aussi ses sources, notamment (pour le moment) 24 entretiens avec d’anciens musulmans marocains convertis au christianisme, au Maroc et en France.

Julien Argoud développe ensuite un approche appuyée sur une logique d’échelle.

A l’échelle micro, celle de l’individu, il explique les différentes motivations qui peuvent présider à une conversion chrétienne, sans oublier le rôle des technologies (radio, il y a trente ans, réseaux sociaux d’internet aujourd’hui). Quelles sont les conséquences dans la vie des converti.e.s, dans un contexte où seul l’islam est ouvertement pratiqué par la population marocaine ?

A l’échelle méso, il aborde ensuite le rapport entre enjeu de la conversion chrétienne, les  institutions chrtétiennes officielles au Maroc (Eglise catholique, Eglise Evangélique (EEM), et les organisations chtétiennes non officielles au Maroc.

Il signale l’existence d’organisations officieuses d’Eglises marocaines de maison, dont les deux principales sont la Confédération des chrétiens marocains (tournée vers l’extérieur) et l’union des chrétiens marocains (qui repose sur le soutien local des fidèles, et qui lutte pour la reconnaissance).

Enfin, à l’échelle macro, Julien Argoud traite des relations entre les institutions, l’Etat et les acteurs confessionnels internationaux, avec une influence de la langue anglaise, de plus en plus pratiquée (en particulier dans la Confédération des chrétiens marocains). Les jeux de passage entre arabe dialectal, langue française et langue anglaise sont évoqués.

Un exposé passionnant qui a suscité de très riches échanges

 

Fatiha Kaoues (CNRS, GSRL), discutante (en visio), a ensuite poursuivi la réflexion par une reprise critique très stimulante qui a notamment ouvert de fructueuses pistes de comparaison avec l’Algérie voisine (et sa loi de 2006 sur le prosélytisme). De nombreuses questions ont suivi, réagissant aux multiples pistes soulevées par Julien Argoud (phénomène des “Eglises de café”, notamment, enjeu de la théologie politique, conflits de loyauté, place des femmes, etc.). Des questions et échanges très nourris, qui  témoignent de la richesse des travaux présentés par Julien Argoud.

Réunion n°4, programme RELIF (invitation), 26 janvier 2024



Chères amies, chers amis du programme “Religion et Francophonie”,

Nous avons le plaisir de vous convier à la réunion n°4 du programme GSRL “Religion et Francophonie”. Elle aura lieu le vendredi 26 janvier 2024 de 15H à 17H en salle 5.067 (5e étage du Bâtiment Recherche Nord, Campus Condorcet, Aubervilliers).

 Un lien visio vous sera communiqué pour celles et ceux qui ne peuvent pas se joindre à nous physiquement. Nous remercions Julien Argoud et Fatiha Kaoues de nous conduire dans la réflexion commune.

 

ORDRE DU JOUR :

1/ Tour de table, échange de nouvelles (publications, colloques, appels à com etc.)

2/ Exposé de Julien Argoud (doctorant sous la direction de Philippe Portier, Sciences Po /CERI) sur « Comprendre la restructuration du champ chrétien au Maroc à la lumière de la conversion de l’islam au christianisme »

3/ Discussion animée par Fatiha Kaoues (CNRS, GSRL), et échange avec le groupe

Au Maroc, si le fait de changer de religion n’est pas formellement interdit, le « prosélytisme » -entendu de manière extrêmement large- et « le fait d’ébranler la foi d’un musulman » sont des délits punis pénalement. En outre, les marocains sont tacitement reconnus, dès leur naissance, comme étant musulmans ; ou juifs, par exception. Il n’est en aucune manière envisagé juridiquement qu’un marocain puisse être chrétien, et il n’y a, de ce fait, aux yeux de l’Etat –ou plutôt, dans sa communication officielle- aucun chrétien marocain.

Pourtant, s’il est difficile d’évaluer le nombre de marocains chrétiens, non-seulement ceux-ci sont présents dans l’ensemble du territoire marocain ; mais ce fait social, quelle que soit son ampleur, constitue un enjeu socio-politique majeur, dont l’influence est hautement significative sur la structuration du champ chrétien –et même, plus généralement, du champ religieux- dans ce pays.

Quels sont les rapports entre la reconfiguration du champ chrétien au Maroc à travers cet enjeu de la conversion et l’histoire coloniale/postcoloniale de ce pays ? Quelle relations les convertis marocains entretiennent-ils avec la citoyenneté marocaine, et de quelle manière se conçoivent-ils dans leur rapport à « l’Occident » ?

Durant cette séance de séminaire “Religion et Francophonie”, Julien Argoud présentera l’état actuel de ses investigations, les principaux éléments qui ont conduit au développement de sa question de recherche, et la méthodologie qu’il a décidé d’employer pour y répondre.